L'EPOPEE de GSI et de la CUBI 7


LE GSI GENERATEUR DE SYNTHESE D'IMAGES 1979: 

Premère machine au monde capable de visualiser 400 polygones en couleur et en temps réel, avec lissage de Gouraud.

GSI était basé sur un algorithme à tests de priorité de profondeur, avec de angles solides partitionnant l'espace. Sous ma direction, la partie hardware fut développée par la société Inforel, et le développement logiciel (en particulier les tests de priorités par un chercheur de Supelec). Le microcode fut développé sur un AMD 2910, à l'aide d'un logiciel assembleur sur 128 bits, que j'ai réalisé en APL.

L'ombrage de Gouraud y était implementé.

GSI était dédié à la simulation de combat aérien. J'ai présenté mon système à PHOENIX (Arizona) en 1980. Il connut un succès considérable; Boeing, Général Electric me et Lookhed me proposaient immédiatement un job aux USA !

                  
1979: GSI: 400 polygons en temps réel!                     Le GSI (Generateur Synthetique d'Images)
environ 400000 Pixels/s! Ici un Suckoy 28                                     avec l'auteur au travail!

I designed after main schemes of the GSI 10000, a 10000 polygon per frame Z-BUFFER machine
AWARD: Royalties from the french Defense Nationale.
 

Dès 1979, constatant les limitations des techniques de test de priorités pour l'élimination des surfaces cachées, je conçevais une machine plus performante, basée sur l'algorithme du Z-BUFFER. A cette époque, THOMSON simulateurs à TRAPPES puis CERGY basait ses systèmes sur des maquettes avec caméras, et sur des machines à priorités, (gamme VISA) très lourdes à mettre en oeuvre pour des bases de données complexes. (cas des aéroports en particulier pour la simulation d'atterissage).SIEMENS aussi s'aventura dans les tests de priorités avec une éphémère machine, très coûteuse. Ceci renforça ma conviction de la necessité de créer une machine basée sur l'algorithme du Z-BUFFER. 

Suivant mon exemple, les meilleurs éléments de la société INFOREL furent embauchés par la société SOGITEC, qui développa en copiant mes idées une machine basée sur l'algorithme du Z-BUFFER, exclusivement orientée vers la simulation. Ce domaine était à cette époque le seul capable de financer les très importants efforts de développement de ces machines. Mais contrairement à mon approche orientée station de travail (workstation), qui anticipait la gammes SGI (Silicon Graphics) SOGITEC orienta sa machine exclusivement vers la simulation de vol. Tout fiers, ils en vendirent 2 à des sociétés US, qui s'empressèrent de les copier.

Le GSI suscita un intérêt considérable, notamment de la part FRANCE TELECOM et de sa filiale TDF qui m'embauchèrent en 1981 pour réaliser une machine de synthèse d'image 3D d'usage général que j'ai baptisée CUBI 7

1980-1985: PREMIERE  MACHINE au monde basée sur l'algorithme du Z-BUFFER ou test de profondeur :
    Applications médicales    Minitel FRANCE TELECOM 1985 en 3D
Courtesy: CCETT/TPP Laboratory,
GRAVI Company and GBM SIM biomedical group which used TPP/ CUBI 7 hardware and software facilities.
CUBI 7 était
une machine de synthèse d'images 3D en temps réel , la première machine possédant un tampon de mémoire de profondeur, (technique du Z-BUFFER) associée à une mémoire 24 bits RVB in 1981.
J'ai conçu et lancé cette machine avec une équipe de chercheurs en 1981 dans les locaux de FRANCE TELECOM R&D, bien avant que Silicon Graphics ne sorte sa propre machine, d'ailleurs beaucoup moins performante à ses débuts.
CUBI 7 était orienté station de travail et conçue pour toutes les applications multimedia, CAO, architecture , ainsi que les applications médicales, et aussi simulation.

Chaque pixel anti-aliasé, avec ombrage de Gouraud, avec le test du Z-buffer était calculé en moins de 50nS en 1984!
Pour un écran de 512x512 pixels, la capacité d'affichage était de :
20 Millions pixels par second!
soit: 200000 polygones par seconde!

La première machine hôte était un VAX 750 de DIGITAL EQUIPMENT. (Déjà la France, avec CII accusait un net retard par rapport aux sociétés informatiques US)
Ensuite, CUBU7 fut couplée à une SM90 de la société Française TELMAT, puis a une machine SUN.

Cette machine a des possibilités de d'incrustation de profondeur (Z-keying) : par exemple, it est possible d'insérer un personnage à l'intérieur d'une scene synthetique  en temps réel .

Plus de 20 machines CUBI 7  ont été construites en EUROPE:
For Research Centers & Industry:
Société GRAVI, CITROEN, Ecole Polytechnique, Ecole Centrale, Laboratoire Central des Ponts et Chaussées in Paris,
Ecole Nationale Supérieure des Télécoms de Bretagne, Université de Compiègne,  SFP (Société Française de Production)
et des sociétés impliquées productions video & dessin animé .

PRIX DE LA RECHERCHE IMAGE en FRANCE 1985 décerné par le journal MINIS et MICROS  et l'Agence de l'Informatique